Génération Tao : un tourisme durable pour le 21e siècle

Un tourisme durable pour le 21è siècle

Le touriste du 21è siècle sera responsable ou ne sera pas... Un tourisme durable doit respecter les deux bases de son développement : la beauté de la nature et la richesse des cultures locales.

Une approche qui devrait aller de soi... mais dont le tourisme s’est progressivement éloigné au cours de son histoire. Petit retour sur 180 ans d’histoire du voyage, de Thomas Cook aux Backpackers en passant par l’icône Michelin.

        

1870 - 1939 : du voyageur au touriste


Pendant longtemps, VOYAGER a rimé avec :

EXPLORATION

RISQUE

AVENTURE

...
sur une planète sans cartes et sans guides de voyage.

Le mot « touriste » est né au 19è siècle, lorsque les progrès de la navigation ont permis à des compagnies comme Thomas Cook de créer les premiers tours organisés.

Une petite élite a pu alors découvrir le monde en toute sécurité.



Le 20è siècle a vu la démocratisation progressive du tourisme, grâce à un progrès social – les congés payés – suivi d’un progrès technique – le développement de transports rapides, confortables et bon marchés : voiture, train, avion...

Les premiers guides de voyages sont nés à cette époque :

Thomas Cook, Michelin... (créés pour donner envie de voyager et donc faire consommer des pneumatiques !).








1950 - 2000 : tourisme de masse et « back-packers »
Après la guerre, ce mouvement de démocratisation du tourisme s’est accéléré.

D’un côté, le « tourisme de masse », destiné surtout au farniente, et reposant sur les 3 S :

SEA, SAND & SUN

Il rapporte peu à la population locale : 80% des bénéfices repartent en dehors de la région, et les emplois créés sont saisonniers et mal payés.

Ce tourisme n’a pas besoin de guides de voyage : il se fait surtout en packages tout compris, dans lesquels le but n’est pas de découvrir le pays, mais de se reposer au soleil entre soi.

Ce tourisme de masse ravage l’environnement et la culture
: paysages dégradés, forte consommation d’eau et d’énergie, production de déchets, accul
turation, parfois prostitution...


Dans les années 1970, dans le mouvement de rejet de la société de consommation, est apparu un tourisme individuel « sac à dos », symbolisé par le Guide du Routard ou les guides Lonely Planet.

L’idée : voyager dans des conditions simples et partir à la découverte du monde... et surtout de soi-même.

Si cet idéal est encore vivant, il s’est aussi parfois mué en mouvement de consommation, le but étant alors de voyager le moins cher possible sans égards pour l’environnement ou la culture locale.

Il produit alors des dégâts similaires au tourisme de masse, comme en attestent certaines plages de Bali ou de Thaïlande couvertes de bungalows pour «backpackers».


2000 : pour un tourisme écologique, génération Tao

Alors, que faire ? Faut-il revenir au tourisme élitiste du 19è siècle ?

Cela arrivera en partie lorsque la hausse du prix du pétrole et la nécessité de réduire les émissions de CO2 rendront plus coûteux le voyage en avion, un mouvement déjà amorcé.

Le voyage lointain redeviendra plus rare, et nous redécouvrirons le plaisir d’explorer la France et l’Europe, accessibles en vélo et en train. Mais l’humanité ne cessera pas de voyager, tant la curiosité, l’envie d’explorer sont ancrés profondément dans notre cerveau d’anciens nomades.

Puisque le tourisme est là pour rester, il devra adopter une vision écologique, comme tout ce que fera l’Homme au 21è siècle. Cela signifie se penser, à tout moment, comme faisant partie d’un vaste écosystème, qui intègre la nature et l’ensemble des êtres humains dans leur diversité. Un écosystème où tout est relié, où chacun de nos gestes a un impact sur l’ensemble, et où la qualité de notre environnement influe sur l’équilibre de notre âme. Un tourisme conscient de l’unité du monde, selon la
vision du Tao.


Tourisme responsable, tourisme hédoniste ?

Le touriste du 21è siècle sera responsable ou ne sera pas. Un tourisme durable doit respecter les deux bases de son développement : la beauté de la nature et la richesse des cultures locales.


Hélas, ces deux mots, « touriste » et « responsable » vont si mal ensemble...
« Responsable » ça fait pensum. Il va falloir penser ce mot-là autrement, sur le mode du plaisir.

Tel est le pari de Viatao : inventer un tourisme à la fois responsable et heureux, un tourisme durable et hédoniste.


Comment ? c’est facile. En choisissant des hébergements touristiques responsables, qui respectent les lieux et les populations qui les entourent, et qui sont donc forcément aussi beaux et agréables. En apprenant comment rencontrer les locaux de manière respectueuse, et partager ainsi de vrais sourires sincères. En découvrant la beauté du monde, la flore, la faune, la cuisine locale... Le bonheur en faisant les choses bien ! Et si c’était ça le 21è siècle ?

Viatao souhaite bon voyage à
la Génération Tao !

                


Copyrights :
1) Will Simpson
2)
L'explorateur Gentil Emile (1866-1914)
3)
Couverture du guide michelin 1929
4) Plage bondée à Cannes, galerie Tab59, Flickr
5) Backpackers, galerie de garryknight, Flickr
6) Rencontrer les Karen, REST